• Le 15 mai 2011

L'UFR de sociologie et le Centre Nantais de Sociologie (CENS)avec le soutien du CURI et du Conseil Scientifique de l'Université de Nantes, ont organisé leur seconde semaine internationale de la sociologie.

Le Comité d'organisation de la Semaine internationale de sociologie : Annie Collovald, Estelle d'Halluin, Carole Hirzmann, Christophe Lamoureux, Gilles Lazuech, Bernard Lehmann (responsable des relations internationales et Erasmus), Rémy Le Saout, Clémence Nicolaïdis, Johanne Palomba, Fabienne Pavis (responsable Erasmus), Isabelle Samson. Fabienne Pavis, Bernard Lehmann, et les appariteurs de l'UFR, Jérome Foucher, Serge Rollando, Josiane Silvert, Liliane Justine

  • Début avril a eu lieu la deuxième semaine internationale de la sociologie, pouvez-vous présenter l'objectif de ce projet ?

L'objectif de la manifestation est de sensibiliser les étudiants aux dimensions internationales de la recherche, de l'enseignement et de l'action publique.Toutefois, cette manifestation est plus largement ouverte au public.

L'an passé, la semaine internationale de sociologie était consacrée à une série d'enjeux sociaux européens : retraite, immigration, transport maritime, politiques éducatives et culturelles...

Cette année, nous avons voulu apporter un éclairage sur "les mondes hispaniques", en faisant intervenir des chercheurs qui travaillent sur le Mexique, l'Amérique latine, le Vénézuela ou le Chili.

A travers cette semaine internationale, nous souhaitons participer à la diffusion de recherches menées sur des thématiques variées. Il s'agit également de faire mieux connaître le fonctionnement des institutions d'autres pays ainsi que les institutions internationales. Ensuite, il s'agit aussi d'ouvrir la discussion avec les étudiants sur l'intérêt de la mobilité dans le cadre des études universitaires. Par exemple, au café polyglotte, les étudiants ont pu rencontrer des étudiants d'Erasmus et une enseignante promouvant ces échanges, Carole Hirtzmann, pour en discuter. Ce projet s'inscrit aussi dans la continuité de la politique internationale de l'UFR soucieuse d'accompagner cette mobilité sur la plan pédagogique (Bernard Lehmann et Fabienne Pavis sont les enseignants responsables de ce travail quotidien). Enfin, plus généralement, nous entendons promouvoir l'ouverture sur d'autres cultures. La diffusion de films de réalisateurs étrangers est réalisée dans cet esprit.

Ce projet a trouvé un large soutien, celui du conseil scientifique et de la Direction des relations internationales de l'Université de Nantes, du Centre nantais de sociologie et de l'UFR de sociologie. Et de nombreux enseignants et personnels administratifs se sont mobilisés pour que cet évènement voit le jour.

  • Cette année la semaine internationale était consacrée aux mondes hispaniques. Quels ont été les principaux moments de cette manifestation ?

Le coeur de la manifestation est constitué d'un cycle de conférences.

Le premier jour, Yves Robin (CERCI, Université de Nantes) a retracé l'histoire du système éducatif public au Mexique et de l'évolution de la représentation de la France dans les manuels scolaires mexicains. Olivier Dabène (Science po, CERI) a dressé un panorama des évolutions politiques récentes en Amérique latine et des orientations géopolitiques actuelles.

Le deuxième jour, Enrique Fernández Domingo (Paris VIII) a pu éclairer les dynamiques d'implantation des colonies commerciales françaises au Chili, au tournant du 20e siècle. Il a permis de mieux comprendre le profil des émigrants et les formes d'organisation sociale qui ont prévalu à cette période. Jose Luis Moreno (Université de Cadix) a quant à lui apporté un éclairage sur ses recherches, en tant que philosophe et sociologue espagnol, sur les intellectuels.

Pour mieux présenter la spécificité de son approche sociologique des trajectoires d'intellectuels, il a pris pour exemple la trajectoire intellectuelle et l'engagement de Michel Foucault.

Enfin, le troisième jour, Paula Vasquez (EHESS, CESPRA) est revenue sur les dynamiques d'assistance aux sinistrés de la Tragedia de 1999 (coulée de boues) au Vénézuela en montrant comment la gestion politique de cette catastrophe était marqué par une "militarisation compassionnelle" de l'assistance.



Une soirée débat a été organisée autour de la projection d'un film espagnol de Fernando León de ARANOA (2002) "Les lundis au soleil", commenté par Christophe Lamoureux, sociologue de l'Université de Nantes. Cette soirée a également été l'occasion pour un ancien étudiant du Master EPIC de l'Université, Matthieu Chauveau, de présenter le résultat de sa recherche sur la fréquentation d'un festival important de Nantes, le festival du cinéma espagnol.