• Le 03 décembre 2013

  • Sylvain Maresca, vous êtes l'un des enseignants ayant encadré ce stage de terrain, quels en sont les objectifs  ?

Il s'agit d'immerger les étudiants dans une situation d'enquête sur le terrain afin de leur faire pratiquer intensivement les principales méthodes d'investigation utilisées en sociologie.  Pendant cinq jours, ils enchaînent :



. les observations, 
  • . les entretiens,
. le recueil de données documentaires.



Après cet entraînement programmé au début de leur première année de Master recherche, nous espérons qu'ils seront à même de démarrer dans de bonnes conditions leurs propres enquêtes en vue de réaliser leur mémoire personnel. En outre, le stage contribue à souder chaque promotion - mais c'est plus une retombée positive qu'un objectif déclaré.
  • Pouvez vous nous présenter un peu plus les spécificités du territoire sur lequel vous avez enquêté ?
Pour la deuxième année, nous nous sommes installés à Notre-Dame de Monts, une commune du littoral vendéen. C'est une station balnéaire familiale, très fréquentée en été (35 000 personnes sur le site), beaucoup moins en hiver (quelque 2 000 résidents permanents ou réguliers). Dans l'intérieur des terres, cette commune s'étend sur une part importante du « marais vendéen », un territoire parsemé de canaux, largement dévolu à la production agricole.

Cette année, notre enquête a répondu à une commande de l'écomusée du marais, situé dans la commune voisine de La Barre de Monts, qui souhaitait mieux connaître les rapports de la population à la culture locale, aux traditions « maraîchines ».

  • Quels sont les principaux enseignements que vous retirez de cette expérience ?
Cette commande a stimulé l'implication des étudiants, motivés par le fait de réaliser une enquête « utile ». Ils sont restés mobilisés au cours des séances de traitement des données qui ont fait suite au stage.

La durée limitée de cette expérience pédagogique les a tous mis dans la nécessité d'aborder le terrain sans délai. La plupart se sont ainsi rendus compte qu'ils ne rencontraient pas forcément beaucoup de difficultés pour aborder les gens, les observer ou leur poser des questions. Leurs appréhensions devraient s'en trouver soulagées.

Enfin, ce stage place les trois enseignants (et les deux doctorantes) qui l'encadraient dans une relation différente avec les étudiants, moins formelle, plus impliquée, plus intense également. Les étudiants apprécient.

  • Pensez vous poursuivre ce type de pédagogie l'an prochain ?
Certainement. Probablement à Notre-Dame de Monts, que nous commençons à bien connaître et, nous l'espérons, avec de nouveau un partenariat avec l'écomusée du Daviaud, sur un thème différent.