• Le 17 mai 2013

Entretien avec Marie Charvet, Maître de Conférences à l'UFR de sociologie

  • Quels sont les objectifs de ce stage international  ?
Ce stage à Bruxelles est une innovation pour le Master 2 recherche.

Il s'inscrit en effet dans l'enseignement « Découverte des institutions européennes », inscrit pour la première fois au programme cette année.

Cet enseignement a un double objectif : familiariser les étudiants avec les institutions européennes et leur fonctionnement, mais aussi, à travers une thématique précise, leur permettre d'appréhender l'européanisation des phénomènes sociaux.

Préparés en amont par des lectures et des séances de travail collectif, les trois jours du stage sont consacrés à la réalisation d'entretiens avec des acteurs des institutions européennes ou d'organisations travaillant en partenariat avec elles. Ce travail donnera lieu à la rédaction d'un rapport collectif.

La découverte des institutions européennes est ainsi également l'occasion de développer chez les étudiants les dispositions au travail en commun.

  • Pouvez vous nous présenter un peu plus les spécificités des institutions sur lesquelles vous avez enquêté ?
Cette année, la thématique des services à la personne avait été retenue.

Les étudiants, encadrés par Estelle D'Halluin et moi-même, ont réalisé des entretiens avec des représentants d'institutions très variées, et très insérées dans le jeu européen : un syndicat d'entreprises impliquées dans le développement des services à la personne, un "laboratoire d'idées" proche de l'économie sociale et solidaire et l'institut de recherche de la Confédération européenne des syndicats.

Par ailleurs, nous avons également rencontré la responsable d'une association belge d'"aidants proches" (membres de l'entourage de personnes dépendantes qui assurent auprès de celles-ci un ensemble de services), ce qui a été l'occasion d'aborder, toujours en lien avec la thématique des services à la personne, un type de fonctionnement associatif différent de celui avec lequel les étudiants sont familiers, et très fortement marqué par la proximité géographique avec les instances de décision européenne.

  • Quels sont les principaux enseignements que vous retirez de cette expérience ?
Tout d'abord, il convient de souligner que cette expérience bruxelloise s'est avérée très positive et nous envisageons de la reproduire l'an prochain.

Les étudiants se sont pleinement investis dans le travail collectif en amont et les entretiens ont permis de recueillir un matériel très riche, en cours d'exploitation. La rédaction du mémoire collectif est bien avancée.

Un regret cependant : si la préparation du stage a mobilisé, sous des formes diverses, tous les étudiants de la promotion, et si la plupart d'entre eux contribuent à l'élaboration du rapport, tous n'ont pas pu participer au voyage à Bruxelles. Il s'est avéré difficile pour certains de concilier la disponibilité exigée par ce stage avec leurs engagements professionnels et/ou familiaux.

Une organisation plus "carrée", exempte des tâtonnements de cette année inaugurale, permettra sans doute d'augmenter le taux de participation des étudiants à ce séjour, formateur, mais aussi convivial.