• Quels sont les objectifs du master ?

Le Master SS&C forment des futurs professionnels aptes à exercer des fonctions d’ingénieur d’études, chargé de projets en accompagnement social, en insertion (aide aux victimes, aux anciens détenus, contrôle judiciaire, droit des femmes, etc.), chargé de missions au sein d’organismes publics et privés (observatoires, collectivités territoriales, associations), fonctionnaire ou contractuel territorial (attaché, rédacteur), fonctionnaire ou contractuel de l’administration publique (police, gendarmerie, douanes, service d’insertion et de probation, protection judiciaire de la jeunesse, aide sociale à l’enfance, etc.).

Ces fonctions leur permettront de mettre en pratique les compétences acquises à savoir :

  • une connaissance approfondie de l’institution judiciaire, des dispositifs de prévention et de traitement des infractions et des politiques pénales ;
  • une réflexivité critique sur les statistiques institutionnelles et les catégorisations des populations réputées déviantes ;
  • des capacités à conduire un diagnostic, à réaliser des enquêtes (qualitative et quantitative) ;
  • des compétences rédactionnelles et orales (rédaction de rapports d’études, organisation de comités de pilotage et de suivi, restitution des résultats) ;
  • des compétences organisationnelles (travail en équipe pluridisciplinaire, en partenariat) ;
  • des compétences méthodologiques (mobilisation des ressources numérisées relatives au domaine – statistiques, jurisprudence, sites dédiés, blogs, réseaux sociaux ; archives, etc.).

  • Pouvez-vous nous présenter les stages ?

Dans le cadre de leur formation, les étudiants réalisent deux stages à partir du mois de février (3 mois minimum en Master 1 et 4 mois minimum en Master 2).  Les stages s'obtiennent soit par recherche individuelle par les étudiants, soit suite à la demande d'organismes ou d'institutions politiques.
Les responsables du Master soutiennent les démarches de recherche engagés par les étudiants et sont un relais avec les institutions susceptibles d’accueillir des stagiaires.
Les stages peuvent être réalisés sous statut de stagiaire, en contrat de professionnalisation ou en service civique.

 

Pour l'année universitaire 2017/2018, ci-dessous la liste des structures qui ont proposé un stage aux étudiants SS&C.

Région des Pays de la Loire – Observatoire des violences faites aux femmes (1 stage) ; Gendarmerie – Service « Violences conjugales » (1 stage) ; Institut thérapeutique, éducatif et pédagogique (ITEP) et Aide sociale à l’enfance (ASE) de Saint-Nazaire (2 stages) ;  Association d’action éducative 44 (AAE) – Dispositif d’accompagnement et de prévention lié aux risques de radicalisation religieuse (DAPRRA) (1 stage) ; Centre nantais de sociologie – Recherche portant a) sur les châtiments corporels à visée éducative, b) sur le sentiment d’insécurité dans un quartier populaire de Nantes (2 stages) ; Cabinet d’avocats (1 stage) ; Tribunal de Nantes – Dispositif Marianne et Pause (2 stages) ; Association Permis de Construire – Insertion des sortants de prison (2 stages) ; Association Toit à moi – Insertion par le logement (1 stage) ; Association Paloma – Accompagnement des travailleur.se.s du sexe (1 stage) ; Conseil général de Vendée – Projet d’accompagnement des travailleur.se.s du sexe (1 stage).

Des étudiants présentent leur stage

Lauranne Gain – M1 SSC
 

"Actuellement, je réalise un stage au sein d'un ITEP (Institut thérapeutique, éducatif et pédagogique) de Saint-Nazaire pour une durée de cinq mois. Il s'agit de mener une étude sur les situations dites “complexes” de jeunes qui ont des troubles du comportement reconnus comme handicap.
Le stage qui est à la demande de l'ITEP se réalise en partenariat avec l'ASE (Aide sociale à l'enfance). Souvent, les enfants dits en “situations complexes” relèvent à la fois de l'Aide sociale à l'enfance et ont une notification qui atteste leur handicap.
Le stage s'inscrit dans le processus de réactualisation du projet associatif de l'ITEP et vise à comprendre l'accompagnement et le suivi de ces jeunes par les différentes institutions (sanitaire, médico-sociale, scolaire, sociale,...). L'objectif du stage est d'amener des propositions de préconisations pour améliorer l'accompagnement de ces jeunes afin de bonifier les effets de la prise en charge sur ces jeunes.

Quatre missions recouvrent l'offre de stage. Une première mission vise à contextualiser la politique publique territoriale sur la question de la protection de l'enfance et le médico-social. Une seconde permet d'identifier les différents partenariats et dispositifs existant sur le territoire de Saint-Nazaire. La suivante amène à déconstruire la catégorie “situations complexes” et une dernière mission établit les dysfonctionnements.

La méthodologie déployée dans le stage mêle entretiens avec les professionnels et les partenaires qui travaillent pour ou avec le médico-social ainsi que de l'observation en ITEP avec les jeunes. Un travail d'archives est également réalisé par l'étude des dossiers des enfants à l'ASE.
En ce qui concerne l'objet du mémoire, j'ai choisi d'étudier les situations dites “complexes” sous l'angle du refus institutionnel. Quels sont les effets du refus par les institutions d'accueillir des jeunes dits en “situations complexes ?


 

Anissa Lalleau -  M1 SSC

picto   "J’ai choisi de réaliser mon stage de Master 1 Sciences Sociales et Criminologie à la Gendarmerie de Nantes au sein du Bureau de Sécurité Publique et Partenariale (BSPP). J’ai été mise en contact avec cette structure et le commandant du service grâce aux enseignants.

Le Commandant du service est donc mon tuteur, nous avons fixé ensemble mes différentes missions de stage ; missions répondant à mes attentes, à celles du Master et au service de la Gendarmerie.  Mon statut est particulier car le stage a pris la forme d’un Service Civique pour 6 mois. Le montant de l’indemnité s’élève à 580€55 par mois.

Le premier objectif de ce stage est de réaliser un questionnaire de satisfaction, une première pour la Gendarmerie, auprès des victimes de violences intrafamiliales et des personnes en détresse sociale. J’appelle donc les victimes pour leur demander si l’intervention de la gendarmerie a été satisfaisante. Cette évaluation permettra à la structure de recueillir un avis quantitatif et qualitatif de l’intervention et par la suite d’améliorer le service.

GendarmerieLe second objectif est d’élaborer un diagnostic territorial des violences intrafamiliales en binôme avec la Déléguée Départementale aux droits des femmes et de l’égalité. Cela permettra d’avoir une vision globale de ces violences et d’identifier les besoins.

Ces missions de stage sont un support au recueil des données nécessaires à la réalisation de mon mémoire qui porte sur les politiques de prise en charge des violences conjugales.

La Gendarmerie m’ouvre énormément de portes pour travailler ce sujet, notamment concernant les divers partenaires (juridiques, sociaux, médicaux, associatifs etc.) impliqués dans ces politiques publiques".


Ophélie HAY - M1 SSC

"J’effectue mon stage à Saint-Nazaire au sein de deux structures : l’Aide Sociale à l’Enfance (ASE) et un Institut Thérapeutique Educatif et Pédagogique (ITEP). Un ITEP est un établissement qui accueil des enfants de 9 à 15 ans qui ont des troubles du comportement, violences et agressivités, et que l’école « classique » ne parvient plus à accompagner. 

Ce stage m’a été proposé par l’équipe enseignante du Master suite à la demande de l’ITEP qui souhaitait un partenariat pour répondre à un besoin de l’institution : les « situations complHAYexes ».


L’objectif de mon stage est de travailler sur des profils de jeune dits en « situations complexes » c’est-à-dire, des jeunes qui relèvent du médico-social (ITEP, IME), du social (faisant l’objet d’une mesure de placement à l’ASE : famille d’accueil ou foyer) et ayant des problèmes scolaires (ULIS, CLIS ou SEGPA) mais avec lesquels l’ITEP et l’ASE rencontrent des difficultés d’accompagnement puisque ces jeunes mettent à mal tous leurs placements notamment en raison de leurs comportements violents.

Ma mission est de rencontrer ces jeunes avec lesquels je réalise des entretiens afin de comprendre leurs trajectoires sociales (parcours scolaires, vie en ITEP, en foyer…). J’ai également accès à leurs dossiers sociaux. En parallèle je participe à des réunions de synthèse avec les travailleurs sociaux, j’assiste à des audiences et je rencontre des familles d’accueil pour essayer de mieux comprendre ces jeunes afin d’aider les institutions à mieux les accompagner. Je travaille avec une autre étudiante du Master car la mission est assez dense.

Le stage dure 5 mois, il est rémunéré sur la base de l’indemnité légale de stage.
Concernant mon mémoire, je travaille sur les difficultés d’accompagnement des travailleurs sociaux envers ces jeunes. A quelles difficultés sont confrontés les professionnels en charge de cette catégorie d’enfants en « situation complexe » ? Quel impact sur ces jeunes ? Sur les professionnels ?

 

Marie Gilot - M1 SSC

TGI"Je réalise mon stage au sein du palais de justice de Nantes.
D’une durée de 6 mois à raison de 24h par semaine, celui-ci se déroule sous la forme d’un service civique, donc rémunéré en conséquence.

L’objectif de ce stage est de réaliser une étude sur l’accueil des justiciables au sein du tribunal, en lien avec le référentiel Marianne et le projet SAUJ (Service d’Accueil Unique du Justiciable). En effet, le tribunal connaît des lacunes au niveau de l’accueil et souhaite y remédier à travers une analyse plus sociologique de ce dernier.
Observation, entretien et passation de questionnaires sont demandés.

Dans un premier temps, il s’agit de faire un état des lieux de l’existant au niveau des pratiques d’accueil et des indicateurs utilisés, en analysant les points positifs et négatifs. Puis dans un deuxième temps, de proposer des axes d’amélioration, des nouveaux indicateurs… en respectant des contraintes imposées par le Palais de Justice.

Mon travail s’inscrit dans le développement d’un accueil plus performant, de meilleure qualité et d’une « justice plus accessible, plus simple et plus rapide ».

Mon stage est encadré par une greffière et responsable du SAUJ et du référentiel Marianne, je reste quand même très autonome dans mon travail. Une équipe supervise l’avancée de l’étude lors de comité de pilotage.
Le stage permet d’acquérir des connaissances sur la mise en place de projet au sein d’une administration, et sur l’institution judiciaire en elle-même. Ce stage est aussi un fabuleux accès au terrain pour l’élaboration d’un mémoire
".