• Le 15 janvier 2011

  • Joël Guibert,  avec d'autres collègues de l'UFR de sociologie, vous avez organisé  une rencontre autour du master EPIC, pouvez vous nous dire quel est l'objectif de ce projet ? 


Effectivement, à l'initiative de Yves Tertrais, un groupe d'enseignants et d'étudiants du Master Expertise des Professions et Institutions Culturelles (Epic), a organisé sur une journée, le 15 décembre 2010, des débats sur les questions culturelles et artistiques. Les organisateurs de la Journée visaient plusieurs objectifs : faire mieux connaître la formation ; favoriser les échanges entre universitaires et professionnels ; rendre plus visibles les travaux des étudiants ; évoquer des métiers de la culture. Ces objectifs paraissent atteints, de nombreux participants, notamment des étudiants, ayant fait part de leur satisfaction et de leur souhait de voir reconduite cette manifestation, même si on pouvait espérer une présence plus forte des professionnels, difficile à mobiliser pour une journée entière. Ce n'était, il est vrai, qu'une première édition. On peut en tout cas se féliciter que près d'une centaine de personnes y ait participé, à un moment ou un autre. Une concertation entre enseignants de la formation avait permis de retenir 8 mémoires de qualité, récemment soutenus, dans des registres variés (spectacle vivant, art contemporain, politique culturelle, étude des publics, alliances françaises à l'étranger, puisque chaque année, plusieurs des étudiants choisissent d'y faire leurs stages) pour que leurs auteurs présentent leur démarche, l'objet de la recherche, les méthodes d'investigation, les interprétations théoriques, les analyses. Tout au long de la Journée, les présentations orales des différents travaux étudiants, d'environ 20 minutes chacune, ont donné lieu à de fructueuses discussions, notamment avec la responsable du Service de la culture de la mairie de Saint-Nazaire, la coordinatrice de la maison des Ecrivains et traducteurs de cette même ville, la fondatrice du Festival de cinéma espagnol, par ailleurs professeur à l'université de Nantes, le directeur du Théâtre de la Fleuriaye et, bien entendu, enseignants et étudiants du Master Epic. Des collaborations sont désormais bien établies, avec les Municipalités de l'agglomération nantaise et de Saint-Nazaire, avec des scènes nationales, avec des Alliances françaises, avec des Festivals - Christophe Lamoureux a rappelé les collaborations fructueuses qui existent depuis 5 ans (et 5 mémoires) avec le Festival Espagnol dirigé par Pilar Martinez Vasseur. Les débats ont été enregistrés et, ajoutés aux interventions des auteurs de mémoires, pourraient donner lieu à publication
     
  • Plus précisément, quelles sont les orientations de ce master ?

Le Master a ouvert en 2004. Placé sous la responsabilité de Joëlle Deniot, il vise à former des professionnels (médiateurs, chargés de projet, responsables d'événements...) à un niveau bac + 5, pour concevoir l'art et la culture en fonction des acquis des sciences sociales et de ses méthodes d'investigation, dans une perspective interdisciplinaire (histoire, économie, anthropologie, droit, gestion). Ce Master professionnel associe des intervenants extérieurs pour des enseignements spécifiques, des conférences, des suivis de stages, des soutenances de mémoires et répond à des demandes d'études de la part des institutions (associations, collectivités territoriales, services de l'Etat...). Les étudiants du Master Epic reçoivent une initiation à la recherche fondamentale et appliquée qui débouche, après un stage de 3 mois en première année, de 4 mois en seconde année, sur la production d'un mémoire de fin d'études d'une centaine de pages. Sous la direction d'un enseignant et la conduite d'un maître de stage, il s'agit de prendre le lieu de stage comme terrain d'observation pour évaluer des actions et situations professionnelles, en introduisant des réflexions théoriques sur la pluralité culturelle, la place et la réception des œuvres, le rôle de l'art dans la société, la distribution des pratiques culturelles, tout en répondant à des exigences d'évaluation et d'analyse introduites par les structures d'accueil.

  • Comment conclure sur cette manifestation ?
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Les étudiants sollicités ont apprécié de pouvoir présenter et valoriser leurs travaux en public et aux dires de tous les participants, l'ambiance de ces Rencontres a été particulièrement chaleureuse. Souhaitons qu'elles puissent être organisées l'an prochain, peut-être sur deux journées. A noter que sur les 8 étudiants intervenants, 5 étaient en fin de master et 3 ont un emploi dans la culture (chargées de communication, chargée de projet), la dernière est inscrite en thèse. 3 sortaient du master 1. Ils sont aujourd'hui en master 2, mais l'une est en formation continue et a un emploi dans la culture.