• Le 15 octobre 2011

Une nouvelle Maître de Conférence à l'UFR de Sociologie : Fanny Darbus

  • Fanny Darbus, vous venez d'être recrutée comme maître de conférences à l'UFR de sociologie, pouvez vous vous présenter ?

J'ai effectué la première partie de mon cursus universitaire à  Toulouse, à l'Institut d'Etudes Politiques pour commencer, puis à l'Université du Mirail (Toulouse II) où j'ai suivi un DESS en Nouvelle Economie Sociale.

Restée sur ma faim, quant aux questions soulevées par ce que l'on nomme également l'économie sociale et solidaire, j'ai décidé de m'intéresser à cet objet  dans le cadre d'une thèse de sociologie, ce qui m'a conduit à Paris à l'Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales (EHESS).

  • Plus précisément, quels sont vos objets et problématiques de recherche ?
Je m'intéresse à l'univers des pratiques et des agents qui se réclament de l'économie sociale et solidaire, en particulier aux formes de travail et d'emploi qui s'y trouvent rattachées.

J'essaye notamment de voir en quoi les conditions de travail et d'emploi des organismes du monde « solidaire » se différencient ou non de celles que l'on rencontre dans des entreprises dites « classiques ».  L'idée est ainsi de savoir si ces conditions sont objectivement plus favorables et comment ceux qui les essayent les vivent subjectivement.
 
Dans un contexte de précarisation des conditions d'emploi et d'intensification générale des conditions de travail, les questions relatives à la santé physique et morale des travailleurs de l'économie sociale et solidaire m'intéressent également.

Poser la question des effets de la dégradation des conditions de travail sur cette population me parait une bonne piste pour poser une série d'autres questions, notamment celle de l'engagement militant (et du désengagement) ou encore des reconversions professionnelles. Pour mettre en perspective ces multiples interrogations, j'entends mener des comparaisons à l'échelle d'autres pays européens où le marché du travail se trouve beaucoup plus tendus.

Ces perspectives de recherches ne pouvaient trouver un meilleur cadre d'accueil que l'Université de Nantes et en particulier le CENS. [Centre Nantais de Sociologie, EA 3260 - Laboratoire de sociologie de l'UFR].

En effet, il y a de nombreux points de rencontre entre mes objets de recherche et plusieurs axes du laboratoire, que ce soit en matière de sociologie économique, de sociologie du travail ou de sociologie de la santé.