• Du 01 avril 2014 au 04 avril 2014

Du 1er au 4 avril 2014, sous l'impulsion de Bernard Lehmann, responsable des relations internationales, l'UFR de sociologie a organisé pour la 4ème année consécutive une Semaine Internationale de Sociologie.

  •  Quels en étaient les buts ?

Dans la continuité des nombreux liens que l'UFR a tissés avec des universités étrangères dans le cadre des échanges Erasmus mais aussi des échanges scientifiques entre les chercheurs du CENS et des sociologues étrangers, la Semaine Internationale de Sociologie est un moment d'échanges entre les étudiants, les enseignants de l'UFR et des chercheurs s'intéressant à un pays étranger. L'idée de la Semaine Internationale de Sociologie est de promouvoir la sociologie en dehors de notre UFR et de faire découvrir aux étudiants de sociologie un autre pays sous un angle principalement sociologique. Chaque année, l'UFR choisit donc un pays qu'elle met à l'honneur pendant une semaine. L'année dernière, la Semaine Internationale de Sociologie s'était intéressée à la Roumanie.

Cette année, c'est la Grande-Bretagne qui était à l'honneur. C'est pour les étudiants une occasion unique de dialoguer avec des chercheurs majoritairement étrangers qui travaillent parfois avec des méthodes et des approches différentes de celles dont ils ont l'habitude. Cet événement donne également une occasion supplémentaire aux étudiants d'écouter des interventions en langue étrangère, ce qui se fait déjà dans certaines de nos formations, notamment dans le Master « Métiers du Diagnostic Sociologique ». Le choix de la Grande-Bretagne a aussi permis aux étudiants qui suivent le cours de sociologie anglo-saxonne de faire des ponts avec l'enseignement qui leur est dispensé au sein de leur cursus.

 

  •  Sur quoi ont porté les différentes interventions ?

Le programme était varié. Il y a eu des interventions en français et en anglais, faites par des Britanniques et des Français, sociologues, linguistes ou civilisationnistes.


  • Sylvie Nail, professeure de civilisation britannique dans le département d'anglais de la Faculté des langues et cultures étrangères de l'Université de Nantes est intervenue sur deux sujets : la régénération urbaine de la ville de Liverpool et la question de la foresterie, urbaine et rurale, mise au service du changement social
  • Christophe Lamoureux, maître de conférences en sociologie à l'Université de Nantes a présenté le film d'Alan Clarke, The Firm (1989), qui met en scène de façon très crue un groupe de hooligans londoniens. La projection a été suivie d'une discussion avec le public et d'un buffet convivial.
  • Gillian Evans, anthropologue britannique à l'Université de Manchester, est intervenue en anglais sur l'échec scolaire des enfants de la classe populaire britannique à Londres.
  • Dans le cadre du cours de sociologie de l'immigration d'Estelle D'Halluin maître de conférences en sociologie à l'Université de Nantes, pour les étudiants de licence 2, Joanne Walker, doctorante en sociologie à l'Université de Nantes (CENS), a parlé en anglais des politiques d'accueil et notamment des formations linguistiques à destination des migrants adultes en France et au Royaume-Uni
  • Dans le cadre du cours de Rémy Le Saout maître de conférences en sociologie à l'Université de Nantes sur la sociologie des institutions à destination des étudiants de licence 1, Céline Letemplé, professeure agrégée d'anglais à l'UFR de sociologie, est intervenue en anglais sur les institutions britanniques.
  • Enfin, Les Back, professeur de sociologie à l'Université de Londres, Goldsmiths, est intervenu en anglais dans le cadre du cours de Licence 2 de Bernard Lehmann maître de conférences en sociologie à l'Université de Nantes sur la sociologie de l'art. En s'appuyant sur des clips vidéo, il y a parlé du rapport entre musique populaire et identité britannique au Royaume-Uni ces cinquante dernières années.

 

  • Quel  bilan tirer de cet événement ?

Globalement le bilan est très positif.

Les retours des étudiants consultés sont dans l'ensemble très encourageants. Ils se sont montrés intéressés par cet événement pour deux raisons principales :

  • parce qu'ils ont pu découvrir des sujets et des approches qui ne leur étaient pas familiers d'une part,
  • et parce qu'une grande majorité d'entre eux ont pu s'apercevoir qu'ils étaient globalement capables de suivre une intervention complète en anglais, d'autre part.

S'il faut en amont faire beaucoup de communication pour attirer les étudiants, ils sont en définitive contents d'avoir eu l'opportunité d'assister à un événement qui leur a ouvert d'autres perspectives. Dans l'ensemble ils se montrent tout à fait favorables à une reconduction de l'événement à l'avenir.